D’après le rapport « Homophobie d’État » de l’ILGA (avril 2007), au moins 90 pays ont encore des législations qui condamnent les pratiques homosexuelles, les sanctionnant parfois jusqu’à la peine de mort. Dans ce combat pour le respect des droits fondamentaux de tou-te-s, la France doit prendre sa part et assumer ses responsabilités historiques. Face aux cas de violation massive qui sont régulièrement rendus publics par les organisations internationales de défense des droits humains, la diplomatie française ne peut pas rester silencieuse et inactive. La France doit imposer à ses partenaires, notamment ceux avec lesquels elle entretient des liens privilégiés, un strict respect des droits humains, en insistant sur la protection des militant-e-s LGBT et les droits de leurs organisations.
Cette exigence doit également être celle de l’Union européenne et de l’ensemble des organisations intergouvernementales.
Les dossiers des personnes cherchant l’asile en France, suite à des persécutions liées à leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, doivent voir leur demande étudiée de façon juste et sérieuse : sur ces questions, il n’y a pas de « pays d’origine sûr ».